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L'illusion du Temps

Ou comment trouver le temps de se (re)trouver





Le temps, c’est d’abord une histoire de cycles.


Le cycle de la Terre, le cycle du Soleil, le cycle de la Lune, les saisons, une graine qui devient une fleur, puis un fruit… Nous avons décidé de définir une échelle du temps, à partir de l’observation de la nature, de l’univers, du rythme de notre planète mère.



Le cycle de la femme est pleinement relié au cycle lunaire. Nous traversons quatre phases, chacune ayant un axe énergétique spécifique, influencé par la position de la lune. La première correspond aux énergies de la Sorcière, suivies de celles de la Vierge, puis de la Mère, enfin de l’Enchanteresse. Un sujet à part entière.




Pour une femme, bien connaître son cycle est essentiel pour comprendre son cheminement intérieur, comprendre ce qui l’influence et ce qui l’inspire, sur quoi elle peut axer ses intentions et sa créativité. J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé aucune information de qualité sur le cycle masculin, s’il en existe, quel est son rythme, quelles sont ses énergies, ses archétypes.


Ces cycles naturels correspondent à ce qu’Eckart Tolle définit comme le « temps-horloge ». C’est un temps que l’on peut mesurer, rattacher à des paramètres observables et concrets. C’est également dans ce temps-horloge que l’on organise notre quotidien, que l’on adapte notre rythme de vie, et qui nous permet de poser un cadre universel pour le vivre-ensemble.


L’autre perception du temps est celle que Tolle nomme le « temps psychologique ». C’est le passé, le présent et le futur. Des notions auxquelles nous donnons une place prioritaire sur tout le reste, un temps devenu maître et dictateur.


Pourtant, le temps psychologique est une illusion. Le passé n’existe plus, mais nous prenons constamment des décisions en fonction de ce que nous avons vécu sans laisser de place au renouveau, nous construisons notre identité sur notre passé et nous nous y attachons bien plus que de raison. Le futur n’existe pas encore, et nous remplissons notre présent de projections sur ce que l’on voudrait qu’il soit, de peurs de ce qu’il pourrait arriver, d’attentes envers d’autres et envers soi… Le fait est que le seul moment qui soit réel, le seul moment dont nous pouvons réellement et concrètement sentir l’existence, c’est le présent. Et que faisons-nous de ce présent ? Nous en faisons une mémoire du passé, ou une projection du futur.


« Rien ne s’est jamais produit dans le passé : cela s’est produit dans le présent.

Rien ne se produira jamais dans le futur : cela se produira dans le présent. »

Le Pouvoir du moment présent – Eckart Tolle


Mon expérience du temps, c’est que chaque pensée, chaque action, et la façon dont je gère mes émotions a un impact inévitable sur mon futur. C’est l’énergie que je nourris dans l’instant qui va conditionner les instants que je vais vivre par la suite, encore et toujours, dans une semaine, dans six mois, dans cinq ans... Comme l’explique très justement Franck Lopvet dans cette vidéo (https://youtu.be/rmaNS-6FkHs), on récolte TOUT ce que l’on sème. Tout. Peu importe l’orientation que je donnerai six mois plus tard à ma vie, je récolterai ce que j’ai semé dans mon champ énergétique, par mes pensées, par mes actions, par la façon dont j’ai géré mes émotions. C’est exactement pour cette raison que revient souvent cette croyance d’injustice, quand nous avons le sentiment d’avoir enfin dépassé certains schémas, certains mécanismes, et que l’on revit pourtant les mêmes situations difficiles. C’est le degré de foi que l’on a en la vie qui permet alors de traverser ces processus, et la capacité d’accueillir ce que l’on vit sans chercher à le contrôler. Nous cherchons souvent à comprendre un sens là où il n’y a rien d’autre à comprendre que « je récolte ce que j’ai semé ». C’est alors une opportunité de nettoyer et de libérer ce qui stagnait dans notre corps énergétique, et parfois physique.


Tout ce que je vibre dans mon présent me reviendra. Penser que l’on peut avoir un contrôle sur notre futur est une illusion parfaite : je peux poser les actions les plus justes qui soient, il n’en restera pas moins que ce que j’ai pensé, acté, accueilli ou non me reviendra.


Nous pensons savoir exactement ce qu’il nous faut, et tout mettre en œuvre pour le créer, au prix de notre présent. Au détriment de vivre réellement le moment présent. Notre vie en devient terne, morose, presque vide. Notre taux vibratoire baisse, on ne se nourrit plus intérieurement ou pas assez, trop occupés que nous sommes à justifier cette croyance que nous sommes dans le déni de notre Être pour permettre un avenir meilleur, toujours selon notre croyance de ce que doit être cet avenir.


Le seul contrôle que l’on a, c’est celui qui se joue dans notre présent, en choisissant quelle part de nous va nous guider : l’ego (l’enfant blessé), le mental (la raison qui se base sur le passé, nos conditionnements, nos croyances, nos peurs), ou le cœur (l’intuition, directement reliée au subtil et au Tout). La magie intervient en cela : si je me relie au cœur, l’ego et le mental trouvent leur juste place.


Maintenant, et chaque seconde ensuite, relie-toi à ton cœur, à ton intuition, et VIS. C’est dans cette seconde que ta toute-puissance s’opère, que ton pouvoir créateur est à son maximum. Vis ce que tu ressens, dis ce que tu entends, vibre ce qui t’inspire. Au-delà du mental, au-delà de l’ego, c’est la pureté de cet élan auquel tu vas permettre de vivre qui va rendre ton présent dense, et créer le futur qui sera en parfaite adéquation avec ton Être profond. Sans effort, sans sacrifice, dans une pleine fluidité.


Dès l’instant où dans ton présent, tu te mets de côté, tu contrôles tes ressentis, tu te coupes de ton intuition, tu perds l’information réelle et essentielle de ce que ton Être a besoin de vivre pour entrer en expansion. En créant ton présent en fonction de ce que tu penses que ton futur devrait être, tu te fermes à la vie qui te traverse en cet instant, qui est la seule temporalité réelle. Et tu prends le risque de suivre un chemin qui sera certes nourrissant par moment, mais confrontant. Parce qu’au final, cette compréhension à intégrer, de l’illusion du temps, sera toujours présente sur ton chemin, jusqu’à ce que tu t’offres ce cadeau de te relier à ton intuition et de vivre suivant ton cœur, et plus suivant tes croyances.


La vie est une forme complexe, riche, dense. On pense se connaître, sur la base de nos expériences, de ce qui nous a fait du bien, de ce qu’on aimerait revivre, ou pas, de la personne qu’on a envie d’être ou que l’on pense devoir être. Mais c’est baser sa vie sur des expériences qui n’existent plus, et qui se sont produites à un moment où celui ou celle que j’étais n’existe plus. C’est vouloir prendre le contrôle, en se paramétrant sur ce qui existe à l’extérieur de soi, en niant profondément le Soi réel.


Des clés simples et accessibles à tous existent pour se libérer de cette emprise du temps psychologique, et pour parvenir à se relier à son intuition. Celle qui me semble la plus simple, c’est celle que j’appelle « la pratique des sens ». Elle est intrinsèquement liée à la respiration, et ne demande qu’un court instant, plusieurs fois dans la journée, suivant le ressenti de chacun. Il suffit de prendre un moment de calme, une minute peut suffire. Ferme les yeux, et pose ta conscience sur chacun des quatre premiers sens : pendant quelques secondes, écoute, puis sens, puis goûte, puis touche. Et enfin, ouvre les yeux et regarde. Regarde vraiment, autour de toi, et porte ton attention sur tout ce qui vit à travers tes cinq sens. C’est une technique simple et que l’on peut pratiquer n’importe où, qui permet de remettre la conscience en soi, en partant d’une écoute de l’intérieur, vers l’extérieur, et en observant ce que cette écoute par les sens fait vivre et vibrer en soi. Dans cette connexion à soi, c’est l’opportunité d’apporter une densité nouvelle à notre moment présent, d’en conscientiser la réalité, de ressentir le potentiel créateur infini qui vit en soi en cet instant.


Pour aller plus loin, la lecture du guide d’Eckart Tolle est le meilleur moyen de se libérer de l’illusion du temps :


« Si vous éprouvez de la difficulté à accéder directement à l’instant présent, exercez-vous d’abord en observant la tendance habituelle de votre mental à vouloir fuir le moment présent. Vous constaterez qu’il imagine en général l’avenir comme étant meilleur ou pire que le présent. Dans le premier cas, il vous donne de l’espoir et du plaisir par anticipation. Dans le deuxième cas, il crée de l’anxiété. Chaque fois, il s’agit pourtant d’une illusion. En vous observant vous-même, vous pouvez automatiquement devenir plus présent dans votre vie. Dès l’instant où vous prenez conscience que vous n’êtes plus présent, vous l’êtes. Chaque fois que vous pouvez observer votre mental, vous n’êtes plus pris à son piège. Un autre facteur est entré en jeu, quelque chose qui n’appartient pas au mental, la présence en tant que témoin.

Soyez présent en tant qu’observateur de votre mental, c’est-à-dire de vos pensées, de vos émotions et de vos réactions dans diverses situations. Accordez au moins autant d’attention à vos réactions qu’à la situation ou à la personne qui vous fait réagir. Remarquez aussi la répétitivité avec laquelle votre attention se fixe sur le passé ou sur l’avenir. Ne jugez pas et n’analysez pas ce que vous observez. Regardez la pensée, sentez l’émotion, surveillez la réaction. N’en faites pas une problématique. Vous sentirez alors quelque chose de plus puissant que n’importe lequel de vos sujets d’observation : la présence calme qui observe de derrière le contenu du mental, le témoin silencieux. »

Le Pouvoir du moment présent – Eckart Tolle


Quelques inspirations et mantras possibles :


« Si ce n’est pas maintenant, quand alors ? » (Philosophie zen)


« Le passé et l’avenir soustraient Dieu de notre vue. Brûlons-les tous deux au bûcher. » (Rumi)


« La vie, c’est maintenant. » (Eckart Tolle)